
L’amour dure trois ans, F. Beigbeder
L’amour dure trois ans, de Frédéric Beigbeder (FR), Editions Gallimard, 2001
Synopsis :
« Au début, tout est beau, même vous. Vous n’en revenez pas d’être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n’est qu’une succession de matins ensoleillés, même l’après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible – pourquoi réfléchir quand on est heureux ? La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous êtes devenu tendre. Vous faites l’amour de moins en moins souvent et vous croyez que ce n’est pas grave. Vous défendez le mariage devant vos copains célibataires qui ne vous reconnaissent plus. Vous-même, êtes-vous sûr de bien vous reconnaître, quand vous récitez la leçon apprise par coeur, en vous retenant de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue ? La troisième année, vous ne vous retenez plus de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue. Vous sortez de plus en plus souvent : ça vous donne une excuse pour ne plus parler. Vient bientôt le moment où vous ne pouvez plus supporter votre épouse une seconde de plus, puisque vous êtes tombé amoureux, d’une autre. La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre. «
Avis : 5/5
Ce petit chef-d’oeuvre, très court mais intense, m’a bercé durant bien des jours. Il s’agit de ma première lecture de cet auteur. Au lieu de le lire avec avidité en me rongeant les ongles, en mode thriller, j’ai pris l’option de la dégustation.
J’ai bien dit à tant de reprises… comment ne pas être d’accord avec l’auteur ?
Petite cerise sur le gâteau : le script du film en seconde partie.
Finalement, en le plaçant délicatement sur un meuble, je me suis fait cette réflexion : « Merde, on devrait mettre L’amour dure trois ans comme livre de chevet dans les hôpitaux psychiatriques pour les patients venus soigner leur dépression amoureuse ; ce qui sera plus efficace que leurs fichus neuroleptiques. Mieux encore, en pharmacie, comme moyen de contraception. Ou alors, dans les mairies, pour prévenir les mariés du malheur qui les attend… »
Vous l’aurez compris, une petite dose d’humour, un brin de cynisme et un auteur déjanté = un bonheur qui, lui, durera bien plus que trois ans !

12/21, D. Thomason

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