Forteresse digitale, D. Brown

Forteresse digitale, de Dan Brown (US), Editions J.-C. Lattès, 2007

Synopsis :
Un code inviolable. 
Une menace pour la liberté.
Une femme en danger.

Salué comme le techno-thriller le plus réaliste et le plus captivant de ces dernières années, le premier roman de Dan Brown dépeint la limite incertaine entre la défense des libertés individuelles et les exigences de la sécurité nationale. 

À la National Security Agency, l'incroyable se produit. TRANSLTR, le puissant ordinateur de décryptage, ne parvint pas à déchiffrer un nouveau code. Appelée à la rescousse, Susan Fletcher, la belle et brillante cryptanalyste en chef, comprend qu'une terrible menace pèse sur tous les échelons du pouvoir. La NSA est prise en otage par l'inventeur d'un cryptage inviolable qui, s'il était mis sur le marché, pulvériserait tout le système du renseignement américain !
Emportée dans un tourbillon de secrets et de faux-semblants, Susan se bat pour protéger son pays et sortir l'agence de ce piège. Bientôt trahie par tous, c'est sa propre vie qu'elle devra défendre ainsi que celle de l'homme qu'elle aime. 

Avis : 5/5
A l'heure où l'on parle beaucoup de la NSA, de ses superordinateurs et de leur éthique, voici un roman à remettre au goût du jour.
Très peu connu, Forteresse digitale est le premier roman de Dan Brown. Malheureusement, il n'a pas trouvé le succès à l'époque. Il a fallu attendre qu'il publie Le Da Vinci Code avant d'être propulsé au devant de la scène (alors qu'il avait pondu de très bons romans auparavant).

Forteresse digitale est rythmé diaboliquement et nous fait tourner en bourrique dans un huit clos palpitant. Susan se débat corps et âme pour rétablir l'ordre.
En parallèle, on suit le péripéties d'un homme étrange qui a reçu pour mission de récupérer une clé de cryptage.
A mes yeux, ce roman reste le deuxième plus réussi de cet énorme auteur. A lire et relire, et à ne commencer qu'en prévoyant des nuits blanches !

Révélation brutale, L. Penny

Révélation brutale, de Louise Penny (CAN), Editions Actes Sud, 2014

Synopsis :
L’été s’achève et la nature réserve aux habitants de Three Pines un dernier éclat… terrifiant. Un mort est découvert dans l’endroit le plus vivant du village : le bistro d’Olivier. De prime abord, personne n’admet connaître le vieil ermite assassiné. Armand Gamache et son équipe reviennent dans les Cantons-de-l’Est pour sonder les strates de mensonges et de non-dits que dissimule le vernis idyllique des lieux. Des sentiers oubliés les conduisent au fond des bois, là où se cachent des secrets et des trésors honteux. Le chaos s’est infiltré dans cette beauté sauvage et ce qui attend l’inspecteur-chef n’est rien de moins qu’une révélation brutale.

Avis : 5/5
A nouveau du grand, très grand, Louise Penny. 
Dans cet opus, on trouve tous les codes nécessaires pour attirer quelconque lecteur dans ses filets. L'auteur joue à merveille avec ses personnages, autant les suspects, les enquêteurs que les locaux ordinaires. D'ailleurs, il n'y a rien d'ordinaire dans Révélation brutale. Les secrets sont bien enfouis, amenant à d'autres secrets. Encore et toujours des mensonges, des pensées étouffées, un cocktail que l'inspecteur Gamache devra résoudre pour apaiser la population.
Je l'ai trouvé par moment un peu long. Un petit clin d'oeil à la poétesse Ruth qu'on peut détester ou adorer pour ses interventions.
A coup sûr, Louise Penny devrait remporter un nouveau Agatha pour son oeuvre.

La vie devant soi, R. Gary (E. Ajar)

La vie devant soi, de Romain Gary (FR), Editions Gallimard, 1982

Synopsis :
Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. 
Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur". Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son "trou juif", elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré "des peuples à disposer d'eux-mêmes" qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.

Avis : 5/5
Un écrivain un peu schizophrène : Romain Gary, Emile Ajar, Fosco Sinibaldi... Et surtout, en trichant sur ses peudos, le seul à avoir remporté deux prix Goncourt !

Ce que j'ai aimé dans La vie devant soi, ce sont tout d'abord les personnages. Rosa, l'ex-pute juive qui garde, justement, des enfants de putes et qui vit encore dans la crainte d'être arrêté par la Gestapo. N'y voyez aucune vulgarité, le roman est tout aussi cru et appelle un chat un chat. On suit avec plaisir l'évolution du petit Momo, un Arabe que madame Rosa adore tellement, leurs aventures loufoques et drôles. 
Puis, on découvre l'affection que le petit porte à sa gardienne, cette loyauté infinie qui ne connaitra aucune défaillance jusqu'à bien plus loin que cette fichue mort.

1984, G. Orwell

1984, de George Orwell (UK), Editions Folio, 1949

Synopsis :
De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

Avis : 5/5
Quelques précisions : j'ai lu 1984 trois ou quatre fois, il y a cinq ans pour la dernière fois ; lors du choix de trois oeuvres dans le cadre du Français en maturité, 1984 était dans mon lot ; en clair, très dur de donner un simple et court avis.

Toutefois, je me lance.
1984 a été écrit par Orwell en... 1948, ce qui devait être le titre de ce roman à la base. Après lecture de son éditeur, Orwell a dû le changer et n'a que permuté les derniers chiffres pour nous plonger dans le futur. A l'époque, avec les tensions politiques, on craignait que 1984 ou 1948 mette inutilement de l'huile sur le feu encore brûlant des deux Grandes Guerres.


Cette dystopie nous conduit sans tarder dans un monde partagé par trois superpuissances et en guerre depuis tout le temps. Lepersonnage principal, Winston, vit en Océania et travaille dans un des ministères. Tous les ministères austères font immédiatement froid dans le dos, encore plus quand on découvre les tâches que doit effectué notre héros au quotidien.
Pour Winston, sa seule crainte est d'être qualifié de "déviant" par la Police de la Pensée, grande maitresse avec sa langue modifiée et simplifiée : le Novlangue. 
Sans cesse, BigBrother observe son petit monde, à la recherche d'éventuels renégats.
On suivra le parcours risqué de Winston qui tente de fuir ce régime totalitaire...

Plusieurs thèmes et points restent encore aujourd'hui d'actualité, et pas seulement dans des pays dits totalitaires. (Ex. les médias)
Voilà, j'espère n'avoir point trop spoilé ;-)

A tout jamais, N. Sparks

A tout jamais, de Nicholas Sparks (US), Editions Pocket, 2002

Synopsis :
Chaque mois d'avril, Landon Carter est assailli par les souvenirs de sa dernière année de lycée. C'était en 1958, dans la petite ville de Beaufort, en Caroline du Nord. Fils de bonne famille, il aimait retrouver ses amis en classe, inviter ses jolies camarades, faire le mur de temps en temps, et se moquer de la fille du pasteur : avec sa bible, son éternel chignon et son dévouement sans faille qui plaisait tant aux grandes personnes, Jamie Sullivan avait le don de l'agacer. Pour le bal du lycée, Landon, qui se retrouve sans cavalière, est contraint de l'inviter. Elle le prévient : D'accord, mais promets-moi de ne pas tomber amoureux de moi. La vie en décide autrement : entre les deux jeunes gens, c'est le coup de foudre. Mais Jamie apprend à Landon qu'elle n'a plus que quelques mois à vivre.

Le roman profondément émouvant d'une passion plus forte que la mort.

Avis : 5/5
"Elle lui a appris à vivre. Il lui a appris à aimer."
Tout pourrait se résumer à ces deux phrases. Sur la couverture, on apprend déjà qu'il y aura un bouleversement. Sur le 4e de couverture, on sait déjà la fin : Jamie va mourir. Nous voilà prévenus ! Le narrateur, dans le prologue, nous prévient également que l'on va pleurer. Et il ne s'est pas trompé.
Ce livre, qui a donné le film Le temps d'un automne, est à la fois atroce et magnifique. L'histoire nous pousse à nous questionner sur l'amour et ses mystères, sur la foi, sur la maladie, sur l'adversité au lycée.
A ce jour, je qualifie ce roman comme le meilleur de Nicholas Sparks. Je dirais même plus : la meilleure romance que j'aie pu lire à ce jour. 
Si le livre est très court quantitativement, la qualité nous attend au rendez-vous chaque page.
Un must-have à avoir dans sa bibliothèque !