Gataca, F. Thilliez

Gataca, de Franck Thilliez (FR), Fleuve noir, 2011

Synopsis :
Quel lien entre onze psychopathes gauchers et l'homme de Cro-Magnon ? 
Alors que Lucie Henebelle peine à se remettre de ses traumatismes, l'ex-commissaire Sharko se voit relégué à des enquêtes de seconde zone. Telle la découverte du corps de cette jeune scientifique, battue à mort par un grand singe. 
À nouveau réunis pour le pire, les deux flics plongent aux origines de la violence, là ou le génome humain détermine son avenir : l'extinction.
Bienvenue à GATACA...

Avis : 5/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5

A la fin de son ouvrage Le Syndrome EFranck Thilliez matraque le happy end, invitant le lecture à découvrir la suite. Dans Gataca, tout se passe une année après ces tragiques événements. 

Gataca... et les fameuses lettres G T C A bien connues. L'auteur sinue à merveille avec la génétique, les virus, Cro Magnon, Néandertal, la latéralité de criminels hyper violents. Cela fait à présent trois jours que j'ai fini ce roman, à la recherche d'un point négatif. En vain.

On y retrouve Henebelle et Sharko, les deux flics torturés. Tous les acteurs sont attirants et amènent de l'eau au moulin.

Le trame se passe en plusieurs étapes capitales, avec des rebondissements poussant le lecteur à tourner inlassablement les pages. Un chef-d'oeuvre littéraire qui ne peut pas laisser qui que ce soit indifférent. La maîtrise du récit et des éléments d'énigmes rendent ce bouquin plus qu'attrayant. Sans doute son meilleur roman, le plus abouti et complet.

Un page-turner qu'on ne demande qu'à être imité encore et encore tant la qualité paraît incommensurable !

L'emprise du passé, C. Link

L'emprise du passé, de Charlotte Link (DE), Les Presses de la Cité, 2016

Synopsis : 

2001. Un garçonnet, qui vient de fêter ses cinq ans, essaie son vélo flambant neuf sur une petite route de campagne toujours très tranquille. Tout joyeux, il appuie à fond sur les pédales... 2014. Kate Linville, enquêtrice à Scotland Yard, ne s'est toujours pas remise du meurtre atroce de son père, l'inspecteur Richard Linville, perpétué dans sa maison de Scarborough trois mois plus tôt. L'enquête piétine et Kate décide de prendre cinq semaines de congés pour régler la succession et peut-être trouver le criminel...

Avis : 5/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5


Charlotte Link m'avait un peu laissé de marbre avec La vallée du renard. C'est donc avec un a priori négatif que j'ai attaqué la lecture de ce roman notifié comme thriller.

Autant dire que ce livre-là m'a énormément plu ! La qualité de tous les points semblent pointer vers leur maximum. Nous avons des personnages très attachants, bien distincts, qu'on aime suivre avec la volonté de savoir ce que l'auteure leur a réservé. S'ils sont assez nombreux, rien ne dérange. Il n'y a ni trop ni pas assez de dialogues, les échanges sont bien variés avec une narration classique.

Cette petite pépite recèle bien des richesses au niveau émotionnel. Deux enquêtes en parallèle, couplées à un premier chapitre qu'on cherche à attacher à l'une des histoires, et voilà une belle pelote de laine bourrée de noeuds qu'il faut savoir défaire. La construction du texte est riche de par sa structure, un excellent thriller dont on ne peut pas sortir totalement indemne. 

Germania, H. Gilbers

Germania, de Harald Gilbers (DE), Editions 10-18, 2016

Synopsis : 

Berlin, été 1944. De jeunes femmes sont retrouvées mortes, nues et mutilées, devant des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale. Contre toute attente, le SS-Hauptsturmführer Vogler fait appel à Richard Oppenheimer, l'ancien enquêteur star. Pourtant Oppenheimer est juif et donc officiellement interdit d'exercer... Tiraillé entre son quotidien misérable dans une " maison juive " et le confort que lui offre son nouveau statut, Oppenheimer est de plus en plus inquiet. Tous les indices pointent vers un assassin appartenant à l'élite nazie, si Oppenheimer échoue, son destin est scellé. Mais n'est-il pas encore plus dangereux de démasquer le coupable ? Pendant les derniers jours du Reich, les tensions sont à leur comble... 
Lauréat du prestigieux prix littéraire Glauser du meilleur premier roman policier en Allemagne.

Avis : 5/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5


N'étant un fervent amoureux des romans historiques, surtout avec ce contexte-ci, j'avoue avoir été très attiré par le synopsis. J'en ressors avec 0 déception et un énorme coup de coeur.

Si les personnages sont nombreux, chacun a son propre rôle, on l'aime ou on ne l'aime pas. Il faut cependant gardé le contexte de la 2ème Guerre Mondiale. Oppenheimer réalise une excellente prestation alors que son statut vaut autant qu'un rat d'égoût.

Les décors et les actions s'y rapportant ont une précision infaillible ; et pour cause, l'auteur a eu la brillante idée de se plonger dans les livres d'histoire ainsi que dans plusieurs journaux intimes de Berlinois. Crédibilité maximale.

Les codes du thriller sont respectés, avec un plus émotionnel de part l'aspect antagoniste des individus.

Un roman à mettre entre toutes les mains, sans hésiter !!!

Un prisonnier modèle, P. Cleave

Un prisonnier modèle, de Paul Cleave (NZ), Editions Sonatine, 2016

Synopsis : 

Après Un employé modèle, le Boucher de Christchurch revient pour sauver sa peau.

Joe Middleton s’est tiré une balle dans la tête. Par malheur, il s’est raté et a atterri à l’hôpital, escorté par une horde de policiers qui se demandent déjà s’ils n’auraient pas mieux fait de l’achever discrètement. Peut-être en effet auraient-ils dû.

Un an plus tard, Joe est toujours derrière les barreaux d’un quartier de très haute sécurité, accusé d’une série de meurtres plus horribles les uns que les autres. En attendant son procès, qui doit s’ouvrir quelques jours plus tard, il s’apitoie sur les vicissitudes de sa vie de détenu et tente encore de se faire passer pour un simple d’esprit auprès des différents experts en psychiatrie.

Mais pour ceux qui connaissent mieux Joe sous le nom du Boucher de Christchurch, seule une mort rapide est souhaitable. À commencer par son ex-complice qui compte bien le faire abattre avant son entrée au tribunal ; Raphael, le père d’une de ses victimes, qui veut plus que tout au monde voir Joe payer ses crimes ; ou encore Carl Schroder, l’ancien policier qui a arrêté le tueur en série…

La suite d’Un employé modèle : du Cleave… pur sang ! Des scènes violentes qui secouent, un humour férocement noir, une intrigue aux multiples rebondissements. Que les âmes sensibles s’abstiennent… et que les autres plongent avec délices dans ce récit inoubliable où notre serial killer préféré devient à son tour une cible. Jubilatoire !

Avis : 5/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5


Dans Un prisonnier modèle, Paul Cleave a réussi à incorporer tous ses personnages loufoques du passé. Le personnage principal n'est autre que Joe Middleton (rien à voir avec Kate), le boucher du Christchurch. Si dans Un employé modèle il faisait le malin, ce n'est plus le cas ici. En effet, il va se trouver dans des situations très peu à son avantage ! Des rires, encore des rires, une pointe de dégoût, voilà ce qui résulte de cet humour noir, particulier et impitoyable.
En finissant le roman, j'ai remarqué que la vitesse du récit était très lente. Pourtant, cela ne m'a pas dérangé tant cet auteur m'enchante et m'enchantera toujours. 
Les éditions Sonatine auront encore de beaux jours avec un Cleave à ce niveau.

Promesse, J. Adler-Olsen

Promesse, de Jussi Adler Olsen (DK), Editions Albin Michel, 2016

Synopsis :
Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l'aide de l'inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête.
À l'initiative de Rose, l'assistante du flegmatique Mørck, l'insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l'île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons...

Avis 
Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5

 

A la question "vais-je un jour critiquer en mal un livre de Jussi Adler-Olsen", je répondrais qu'aujourd'hui n'est pas ce jour ! Sixième pavé du Danois et son Département V emmené par le trio tordu Morck, Assad et Rose.

Ces derniers personnages restent ici fidèles à eux-mêmes : un Carl Morck plus cynique que jamais, un Assad revisitant les plus sombres expressions autour des chameaux, une Rose au bord de l'anévrisme. Y sont mêlés des gens issus d'un mouvement polygame très spécial, peut-être lié à un crime, voire plusieurs. La trame est fluide, sans longueur et le coupable se cache au milieu d'une enquête pleine de noeuds.

Des décors où l'on aimerait se balader, bien des émotions. Bref, pas de quoi se trouver en reste. 

Seul point noir au tableau : comme cela va être long d'attendre son prochain opus !!!