Tu tueras le Père, S. Dazieri

Tu tueras le Père, de Sandrone Dazieri (IT), Robert Laffont, 2015

Synopsis :

LE PÈRE EST LÀ, DEHORS, QUELQUE PART.
LA CAGE EST DÉSORMAIS AUSSI VASTE QUE LE MONDE,
MAIS DANTE EST TOUJOURS SON PRISONNIER.


Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière.Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparition de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier qu’il appelle « le Père ».Colomba va le confronter à son pire cauchemar : dans cette affaire, Dante reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté…

Avis : 5/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5

Sandrone Dazieri. Un auteur à retenir de toute urgence ! Comment m'avait-il échapper jusqu'ici ? Aucune idée ! Pour mon plus grand bonheur, à présent, je l'ai découvert.

Avec des personnages léchés qui sont louches ou qui mettent le doute, Dazieri a tapé un grand coup dans le monde du thriller. Le tandem principal sort aussi des sentiers battus. Si Colomba et Dante souffrent d'un même syndrome, leurs caractères mettent une sacrée pagaille. La femme n'est pas le genre à qui l'on souhaite se frotter et quant à Dante, hé bien, c'est Dante ! Le résumer en peu de mots serait insultant.

Mieux encore que les protagonistes, unscénario où l'on peine à distinguer complot de folie, bien du mal, réel de rêve éveillé. Le dosage parfait nous tend à l'extrême, nous pousse à découvrir davantage l'intrigue.

Dazieri a réussi le thriller idéal qui ne peut pas passer inaperçu.

Sharko, F. Thilliez

Sharko, de Frank Thilliez (FR), Fleuve noir, 2017

Synopsis :

"Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse.
Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c'était eux."


Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait semble-t-il rien d'un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu'à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu'ils s'étaient efforcés de bâtir. basculer...

Avis : 5/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5

Sharko, notre cher Frank Sharko se voit balader dans de beaux draps par l'esprit tortueux de son auteur, Frank Thilliez.

Thilliez, dans le polar littéraire, c'est un peu la Rolls Royce. Il nous embarque n'importe où vers n'importe quelle destination, et on se fait haper sans sourciller. En clair, chaque roman qu'il pond donne une poule aux oeufs d'or.

Et là encore, il a su taper vite et fort. Une enquête dans l'enquête, un flic camé qui renifle une sale affaire, l'équipe de Sharko plongeant corps et âmes vers des types tordus et franchements peu recommandables...

Tous les ingrédients réunis pour passer de belles heures ! Encore un page-turner signé Thilliez.

Surtensions, O. Norek

Surtensions, de Olivier Norek (FR), Michel Lafon, 2017

Synopsis :

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu'on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels - un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur - se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?

Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance...

Pour cette nouvelle enquête du capitaine Coste, Olivier Norek pousse ses personnages jusqu'à leur point de rupture. Et lorsqu'on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons. 

Avis : 5/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5

Dernière page tournée, et déjà un autre roman me vient en tête pour punir Olivier Norek : Misery !!! 

Après avoir écoulé ses trois livres en une poignée de jours, je me suis senti en bonne compagnie avec la SDPJ du 93. Alors pourquoi, Olivier Norek, pourquoi un tel final ?

Bref, passons cet avis qui ne touchera que celles et ceux qui l'auront lu...

Surtensions, le titre est très bien approprié. Une tension palpable dès le début, et on monte crescendo tandis que l'humeur de Coste, personnage principal, plonge littéralement en enfer. Et il y a de quoi. Tout s'enchaîne et s'imbrique à la perfection, un puzzle à la Norek dont on sent bien la plume.

Avec le recul, j'estime que ce roman est le meilleur et ce, dans tous les domaines. 

Les persos léchés, qui s'entrecroisent, avec des effets papillon.

Des décors parfaits, une trame tissée par un vrai flic qui saute aux yeux, des émotions vives. Vraiment, Surtensions brille de sa qualité générale qui va marquer l'univers francophonone du thriller.

 

Territoires, O. Norek

Territoires, de Olivier Norek (FR), Michel Lafon, 2015

Synopsis :

Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste, le calme semble être revenu au SDPJ 93. Son équipe, de plus en plus soudée, n'aura cependant pas le temps d'en profiter.

L'exécution sommaire, en une semaine, des trois jeunes caïds locaux de la drogue va tous les entraîner dans une guerre aussi violente qu'incompréhensible. Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un ado de 13 ans chef de bande psychopathe, des milices occultes recrutées dans des clubs de boxe financés par la municipalité, un adjoint au maire torturé, retrouvé mort dans son appartement, la fille d'un élu qui se fait tirer dessus à la sortie de l'école... Coste va avoir affaire à une armée de voyous sans pitié : tous hors la loi, tous coupables, sans doute, de fomenter une véritable révolution. Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang ?

Avec son deuxième polar admirablement maîtrisé, Olivier Norek nous plonge dans une série de drames – forcément humains – où seul l'humour des " flics " permet de reprendre son souffle. Un imbroglio de stratégies criminelles, loin d'être aussi fictives que l'on croit, dans un monde opaque où les assassins eux-mêmes sont manipulés. 

Avis : 5/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5

Du haut de son regard de flic sur les banlieues, Olivier Norek pose de nouveau un excellent livre avec Territoires

On y retrouve tous les ingrédients déjà présents dans Code 93 : une enquête précise et mériculeuse, des personnages sympas et marrants, voire complètement tordus et immoraux. Il y en a pour tous les goûts, tous les âges, tous les sexes et tous les bords politiques ! Il y a peu - ou pas - de pauses ou même de ralentissements. Et tournent les pages, tournent ;-)

La trame dérange parfois sur un point : sort-elle de son imaginaire ou l'a-t-il vécue ? Y a-t-il quelque chose de vrai dans ce texte ?  N'ayant jamais traversé une banlieue française, j'ose imagine que tout ne se passe ainsi. Sinon, je pige bien mieux le sens des zones de non-droits et leurs soulèvements !

De manière générale, Norek confirme qu'il demeure ma très belle surprise de cette année. Mon regard va-t-il changer après son troisième opus ? 

Code 93, O. Norek

Code 93, de Olivier Norek (FR), Michel Lafon, 2014

Synopsis :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d'autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d'un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.

Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d'un mystérieux dossier, le «Code 93» ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison...

Avis : 5/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5

Nous sommes en juillet et je pense avoir découvert ma révélation de cette année 2017. C'est par le plus pur des hasards que je me suis perdu à la librairie au rayon "polars" et que j'ai craqué pour ce livre.

En lisant le synopsis, ça a fait tilt. Mieux encore, en tournant la première page, j'ai appris qu'Olivier Norek exerçait la profession de lieutenant à la SDPJ dans le 93. Quoi de plus naturel donc de tomber dans "Code 93" sur un certain Victor Coste, même poste au même endroit.

Au fil du bouquin, il convient que nul autre qu'un flic pouvait écrire ce récit. Il y a d'importans détails, ni trop ni pas assez. On aurait presque l'impression que cette affaire a existé.

Un humour typique d'un commissariat avec des personnages hyper attachants avec lesquels on arrive aisément à se projeter... et rire. L'équipe de Coste, on en rêve et les découvrir à la télé ne pourrait que fonctionner.

Finalement, ça se lit en douceur, le rythme est excellent, les chapitres courts et succints. Du coup, Olivier Norek vient d'augmenter son nombre de fans avec moi. D'ailleurs, tous ses romans se sont empilés sur ma PAL et j'ai hâte de voir l'évolution de Coste, Ronan et le reste de cette troupe de choc.