Le passager, J.-C. Grangé

Le passager, de Jean-Christophe Grangé (FR), Editions Albin Michel, 2011

Synopsis :

Je suis l'ombre. Je suis la proie. Je suis le tueur. Je suis la cible. Pour m'en sortir, une seule option : fuir l'autre. Mais si l'autre est moi-même ?...

Grangé a le chic, en construisant avec une minutie d'horloger son intrigue au long cours, de rendre crédible ce que son imagination débordante invente de façon totalement débridée. Bravo l'artiste ! Blaise de Chabalier, Le Figaro littéraire. 

Diaboliquement construit suivant le principe des poupées russes, Le Passager se dévore avec un mélange d'effroi et de jubilation.

Grangé explore la frontière ténue qui sépare la raison de la folie. Celle floue entre le bien et le mal. Il nous entraîne vers des abîmes d'autant plus angoissants qu'il les a puisés dans l'ordinaire - à peine exagéré - de la société contemporaine et ses dérives.

Avis : 5/5
Après avoir vu les films inspirés des livres de Grangé, Les rivières pourpres 1 et 2, Miserere, Le concile de pierre et L'empire des loups, il fallait que je me plonge à travers un pavé de cet auteur. Voilà chose faite avec Le passager

J'en retire un sentiment mitigé. Au début, avec une intrigue bien ficelé, on se laisse promener là où l'auteur le souhaite, nous forçant à nous poser mille et une questions. Puis, un élément déclencheur et tout s'enchaine très vite. A travers des personnes loufoques, des écorchés vifs, Grangé nous promène aux portes de la folie.
Malgré la longueur du roman, 700 pages - pas toutes utiles à mon sens -, on s'ennuie rarement. La fin laisse sceptique, à mon goût...