Les ravagé(e)s, L. Mey

Les ravagé(e)s, de Louise Mey (FR), Edition Fleuve noir, 2017

Synopsis :

Andréa est une silhouette chancelante après un énième samedi soir alcoolisé. Ses amies ont prolongé la fête, les taxis ont déserté la place, le vide a empli l'espace et on a qu'une envie : faire passer le temps plus vite. Mais pas le choix. Il s'agit d'être pragmatique : mettre un pied devant l'autre, entendre le bruit de ses pas en triple exemplaire et trouver ça normal, fixer la lumière, un point de civilisation. Ne pas tomber.
Pourtant, cette nuit-là ne ressemble pas aux autres. La tête collée au bitume, dans la pisse et la poussière, Andréa a mal.

Alex est flic et mère célibataire. Elle officie aux crimes et délits sexuels d'un commissariat du nord de Paris. Chaque jour, elle voit défiler les plaintes pour viol, harcèlement, atteinte à la pudeur. L'ambiance est à l'anesthésie générale et il faut parfois lutter pour continuer à compatir. Ses parades pour éviter de sombrer : la bière, sa fille et les statistiques.

Sauf quand deux affaires viennent perturber la donne.

Avis : 1.8/5

Personnages : 1/5
Décors : 2/5
Trame : 2/5
Emotion : 2/5
Globale : 2/5

Sans doute le roman le moins abouti que j'ai pu lire cette année. 

Les personnages demeurent plats et, honnêtement, dès les premières lignes, j'ai su qu'ils n'alllaient pas m'amadouer pour un sou. Et ce qui devait arriver... arriva ! Une troupe spécialisé dans les délits sexuels, cela pouvait pourtant plaire. Hé bien, non ! Cliché sur cliché, ils ressemblent plus à des pro-féministes qu'à des flics. Ajoutons à cela une inspecteure aussi alcoolique que souffrant d'un TOC au niveau des statistiques qui noient le poisson.

D'ailleurs, le fil rouge se prend littéralement les pieds dans le plats et ce, très vite. Pire, un sac de noeuds apparaît et l'enquête n'avance pas d'un poil. Les pages défilent, la situation n'évolue pas d'un iota. Du coup, le sommeil guette et j'ai presque eu hâte d'arriver au bout.

Déception donc pour une auteure pourtant prometteuse.