Le sang du monstre, A. Land

Le sang du monstre, de Ali Land (UK), Sonatine, 2016

Synopsis : 
Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d’accueil aisée dans un quartier huppé de Londres. Elle vit aujourd’hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de passer inaperçue. si elle a beaucoup de difficultés à communiquer avec ses camarades de classe, elle finit néanmoins par se prendre d'affection pour une ado influençable du voisinage. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille de son tuteur, qui ignore tout de sa véritable identité. À l’ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d’un cran pour la jeune fille dont le comportement va bientôt se faire de plus en plus inquiétant.

Avis : 4.8/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 5/5
Emotion : 5/5
Globale : 4/5

Un combo qui va faire un terrible bruit : Ali Land et Le sang du monstre. Il faut bien reconnaître une chose aux Editions Sonatine : leur perpetuelle recherche d'un auteur pervers. Avec cette jeune Brittanique, ils ont fait mouche !

Annie, alias Milly, a su jouer son double rôle à merveille. Entre manipulations, colères intérieures et questionnement sur l'héritage que lui a laissé sa tueuse en série de mère, l'adolescente nous pousse à l'empathie. Elle est mignonne, très intelligente, travailleuse à l'école, serviable. Elle a tant souffert, pauvre victime. De plus, Phoebe, la fille de son tuteur, est une peste qui la met de côté et la brime à la moindre occasion. Pourtant, sous l'ange se cache une manipulatrice diabolique...qu'on aime tant.

Voilà le pari réussi par Ali Land ! Des personnages qu'on apprécie ou déteste, des situations telles vingt craies crissant au tableau noir. 

Un roman idéal, parfait, original, où l'émotion est constante et changeante d'une ligne à l'autre, jusqu'au dénouement.

Seul point d'ombre, mais il ne s'agit que d'une question de goût, le style littéraire utilisé pour citer les narrations.

Sinon, rien à redire tant le paquet est bien ficelé, et le piège bien préparé.