Ne me quitte pas, M. Torjussen

Ne me quitte pas, de Mary Torjussen (GB), Edition Bragelonne, 2017

Synopsis :

Personne ne disparaît jamais complètement… Un jour, vous partez travailler. Un jour comme les autres, jusqu’à ce que vous rentriez chez vous, le soir, dans une maison vide. Votre petit ami est parti et il a tout emporté. Pire, il a effacé la moindre trace de son existence, jusque sur les réseaux sociaux. A son bureau, personne ne l’a vu depuis plusieurs semaines. C’est comme s’il n’avait jamais existé.
Est-il vraiment possible de disparaître comme ça ? Le pire reste à venir. Car non seulement vous vous êtes mise à le chercher, mais quelqu’un, maintenant, s’est mis à vous suivre.

Avis : 2.2/5

Personnages : 2/5
Décors : 3/5
Trame : 2/5
Emotion : 2/5
Globale : 2/5

N’ayant aucune connaissance au sujet de l’auteure, c’est le synopsis de Ne me quitte pas qui m’a attiré. Un thriller qui démarre ainsi, cela ne pouvait promettre que du bon ! Et pourtant…

Le roman est rédigé à la première personnage et la narratrice est la malheureuse Hannah. En revenant d’un séminaire, son petit ami est parti. Le cauchemar s’accentue lorsqu’elle comprend qu’en plus, il a pris toutes ses affaires et a pris soin de remettre en ordre la maison avec les anciennes, du temps où il n’habitait pas avec elle. Déboussolée, Hannah perd le fil au niveau professionnel, se terre dans l’alcool et a l’impression de devenir folle. Des choses étranges arrivent à son domicile lors de ses absences : les fleurs sont changées, des choses disparaissent, d’autres apparaissent. Persuadé qu’il s’agit de son ex, elle va décider de le traquer afin de le confronter. De prime abord, on peut éprouver une forme de pitié pour elle. Très vite, on renifle pourtant qu’il y a anguille sous roche.
Celui qui l’a quittée, Matt, reviendra ou pas dans le roman. On souligne toutefois le brio du type qui a la capacité de transformer toute la maison en une petite journée !
La meilleures amie d’Hannah, Katie, la soutient du mieux qu’elle le peut. Là aussi, l’auteure nous met le doute quant à leur amitié se muant parfois en rivalité. De plus, Katie demeure maladroite en paroles et elle en devient lassante. Son copain, James, joue les seconds rôles et va et vient par-ci par-là.
Les deux derniers personnages sont les collègues de travail d’Hannah, Sam, un pote de formation qui cache certaines choses, et Lucy, l’assistante dévouée mais sournoise.
Finalement, les rôles font très clichés et les personnalités sont insipides. Aucun ne va me manquer, aucun ne m’a marqué.

L’histoire se passe en presque totalité à Liverpool, sinon à Manchester. Les lieux sont bien décrits, le climat également. Rien d’extraordinaire cependant, juste ce qu’il faut.

Que dire de la trame… Hé bien, j’aurais dû m’arrêter au synopsis. Un rythme lent, des dialogues de sourds, des éléments redondants et des pièges tendus par l’auteure qu’on voit arriver de très loin. Il n’y a pas grand chose à retenir sur ce point, un scénario déjà vu et revu, pas original et sans surprise. Un lecteur peu habitué pourrait tout de même se faire prendre dans les mailles du filet car Mary Torjussen a pondu quelques traquenards ayant la capacité d’instiller un léger doute.

Est-ce que j’ai ressenti de l’émotion ? Franchement, pas trop. Assez pantois et peu avide de connaître le fin mot de l’histoire, les pages ont défilé lentement, dans un calme assez relatif.

En guise de conclusion, je n’ai pas grand chose à ajouter. Ne me quitte pas va rapidement quitter ma mémoire sur laquelle il n’aura pas eu un impact incisif.