La cage dorée – La vengeance d’une femme est douce et impitoyable, Tome 1, C. Läckberg

 

La cage dorée – La vengeance d’une femme est douce et impitoyable, Tome 1, de Camilla Läckberg (SW), Actes Sud, 2019

Synopsis :

Faye a voué sa vie à Jack, elle a tout sacrifié pour lui. Mais lorsque Jack, coureur de jupons invétéré, la quitte pour une jeune collaboratrice, laissant Faye complètement démunie, l’amour fait place à la haine. La vengeance sera douce et impitoyable : il lui a tout pris, elle ne lui laissera rien.

Premier volet d’un diptyque, «La Cage dorée» est un thriller glaçant qui résonne funestement avec l’ère #MeToo. Pour la première fois, Camilla Läckberg quitte Fjällbäcka pour explorer la perversité de l’homme dans les hautes sphères de la société stockholmoise. Et montrer combien il peut être fatal de sous-estimer une femme…

 

Avis : 4.8/5

Personnages : 5/5
Décors : 5/5
Trame : 4/5
Emotion : 5/5
Globale : 5/5

Mis à part Cyanure, un roman rapide à part et la série pour enfants Super Charlie, on ne connaissait de Camilla Läckberg que la décalogie consacrée à Erica Falck et son mari. Avec La Cage dorée, l’auteure nous dévoile une nouvelle facette de son génie. 

En mettant de côté quelques détails, tous les personnages sont issus de la haute sphère de la société de la capitale, gavés de luxe, de produits griffés, de sexe et de chirurgie estéthique. A y voir de plus près, on se demande comment l’auteure est allée chercher certaines figures très antipathiques ! Mais le monde est ainsi fait et ce roman est teinté de requins de toutes sortes. 

Les belles rues de Stockholm, des quartiers cossus, des bureaux de haut design, voilà pour les décors bling-bling qui s’écoulent au fil des pages. 

Une trame typique de Camilla Läckberg qui passe de la Faye actuelle à la Mathilda qu’elle fut autrefois, avant un drame familial l’ayant forcé à quitter son Fjällbacka natal. On sent tout de même que notre héroïne a un côté pervers qui peut ressortir à tout moment et qu’elle arrive souvent à taire. En découvrant son mari culbutant une autre dans le lit conjugal, une seule chose lui trotte dans la tête : la vengeance ! Et là où d’autres auraient utilisé un couteau, un flingue ou un tueur bon marché, Faye opte pour la plus vicieuse des solutions. C’est diabolique et efficace ! Le tout ponctué d’un final alléchant et coup de poing, la recette est épicée. Mais, mais, mais… J’ai trouvé un bémol qui m’a vraiment surpris, quelque chose qui gâche la beauté de ce roman. Découvrez-le ci-dessous mais uniquement si vous l’avez lu, histoire de ne pas tout dévoiler.

Spoiler:
Suis-je le seul à penser que l’enquête va renverser Faye ? Car le sang analysé va bien montrer que le sang est celui d’une femme adulte, et non d’une fillette. De plus, après analyse médicale de Jack cette fameuse nuit, il sera facile de prouver qu’il ne pouvait conduire aussi loin avec tout le Stilnox qui coule dans ses veines…

L’ambiance générale, on y adhère ou pas. Beaucoup de fric qui achète tout, de culte de l’apparence forçant à être hautain, etc. J’ai ressenti assez de dégoût, surtout pour Jack et parfois également pour Faye. De la surprise aussi avec des tournants, de l’excitation pour savoir si et comment Faye va arriver à ses fins. 

En changeant de registre, Camilla Läckberg a pu se mettre en danger en tentant de varier. Comme toujours, son écriture est si fluide, si belle et envoûtante qu’elle ne peut être qu’une réussite. Encore un livre collector de la reine du polar !